Micro-entreprise ou portage salarial, quelle différence entre les deux statuts ?

Publié le 2 décembre 2021 / Freelancing - Consulting

Si travailler en toute indépendance est aujourd’hui devenu une réalité pour plus de 3,5 millions de professionnels en France, une nouvelle tendance apparaît ces derniers mois.

La pénurie de talents pousse en effet les entreprises à faire appel aux freelances pour compenser leurs manques de ressources en interne. Face à cette recrudescence de l’offre et de la demande, la législation française évolue. Et de nombreux candidats à la création d’entreprise s’interrogent sur la forme juridique la plus adaptée à leur activité, avec la meilleure couverture sociale. Décryptage.

Bon à Savoir : 

Plafond auto-entrepreneur 34 400 € : Si vous êtes auto-entrepreneur et que vous êtes proche du plafond du chiffre d’affaires autorisé pour être exempté de TVA, le portage salarial peut être une solution pour optimiser vos revenus en fin d’année. Contactez-nous pour plus d’information.

Quels sont les secteurs d’activités qui ont le plus recours aux indépendants / freelances ?

Parmi les secteurs d’activité et les profils les plus convoités, les métiers du numérique restent en tête de liste. Les développeurs web font toujours cruellement défaut, tout comme les UX designers, mais aussi les traffic et community managers. Les graphistes et tous les métiers des ressources humaines sont également très convoités.

Que vous soyez cadre en activité, jeune diplômé, demandeur d’emploi ou cadre en transition professionnelle. Quel que soit le profil souhaité : entrepreneur indépendant non-salarié, salarié porté, créateur d’entreprise, formateur, coach ou expert à l’international… la question des statuts juridiques est déterminante pour l’avenir de votre activité.

Mais attention à ne pas vous retrouver dans une situation d’exclusivité vis-à-vis d’un seul client, au risque de vous voir requalifier par l’Urssaf de « faux indépendant ». Vous perdrez alors votre statut de micro-entrepreneur et devrez signer un contrat de travail.

Les 5 questions à se poser pour choisir le statut adapté 

  • Est-ce que je souhaite tester mon activité avant de me lancer, tout en conservant mon statut de salarié et ses avantages ?
  • Opter pour une protection sociale optimale me rendra-t-il plus serein ? Statut salarial, prévoyance, mutuelle,  droit au chômage mais aussi accompagnement juridique, fiscal et social… autant de critères à prendre en compte au-delà de la rémunération d’une prestation.
  • Est-il utile pour moi d’être accompagné pour les tâches administratives ? Formalités, gestion de la facturation, recouvrement… Êtes-vous prêt à vous y coller et aurez-vous assez de temps à y consacrer ?
  • Ai-je besoin de faire partie d’un réseau de professionnels ? Avez-vous déjà un portefeuille de clients, des partenaires pour développer votre activité ? On peut vite se sentir isoler quand on travaille en freelance. Échanger avec d’autres indépendants permet de partager des bonnes pratiques et éviter certains écueils.
  • Est-il important de sécuriser ma relation client ? Les clients ont parfois besoin d’être rassurer sur le professionnalisme et la viabilité de l’entreprise avec laquelle ils collaborent. Un certain nombre d’assurances et de garanties peuvent être exigées. En fonction de votre métier, un numéro de déclaration d’activité d’organisme de formation peut aussi être nécessaire.

Le portage salarial répond positivement à toutes ces questions. Si vous avez coché 3 cases ou plus, le statut du portage salarial est celui qui répondra le mieux à vos attentes.

Quelles sont les grandes différences entre la micro-entreprise (auto-entrepreneur) et le portage salarial ? 

  • Création d’entreprise : Comme son nom l’indique, opter pour le statut de micro-entreprise, c’est passer par la case création d’entreprise avec une immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS). Une grande différence avec le recours au portage qui permet d’exercer une activité indépendante avec bulletin de salaire, entièrement gérée par l’entreprise de portage salarial
  • Chiffre d’affaires : Le micro-entrepreneur ou auto-entrepreneur ne peut réaliser qu’un chiffre d’affaires plafonné à (72 600 € pour les prestations de services BIC ou BNC ou ne pas dépasser un seuil de 34 400 € pour rester en franchise de TVA). Alors qu’aucune limite n’est imposée au salarié porté.
  • Cotisations sociales, fiscales et frais professionnels : Calculer la rémunération nette pour une micro-entreprise consiste à déduire les cotisations sociales et fiscales du chiffre d’affaires. Une démarche certes simplifiée mais les dépenses et les frais de fonctionnement ne sont pas déductibles. En portage salarial, du montant facturé aux clients sont déduits les frais de portage, les cotisations salariales et patronales. De plus, les frais professionnels sont déductibles du chiffre d’affaires facturé. Une optimisation non négligeable du salaire.
  • Assurances, prévoyance, mutuelle, pôle emploi : En plus de l’accompagnement personnalisé, le portage salarial propose aussi : un cadre légal et sécurisant avec une convention collective dédiée. Une assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro), une assurance / prévoyance complémentaire pour les déplacements à l’étranger, des missions portées encadrées par des contrats commerciaux conformes à la législation, et une offre formation adaptée. Mais aussi l’affiliation au régime général, le maintien des droits Pôle Emploi, une prévoyance ainsi que sa portabilité comme dans le salariat traditionnel. Sans durée minimum d’engagement.

Tableau comparatif Micro-entreprise VS Portage salarial 

  Micro entreprise (Auto-entrepreneur) Portage salarial
Contrat Immatriculation de l’entreprise au registre du commerce. CDD ou CDI
Chiffre d’Affaires Ne doit pas dépasser 72600€ ou 34 400 € pour rester en franchise de TVA. Pas de plafond
Déduction sur le CA Cotisations sociales et fiscales
  • Frais de portage
  • Cotisations patronales et salariales
Frais professionnels Non déductible Déductible du CA déclaré.
Assurance Responsabilité civile à souscrire Incluse
Santé
  • Affiliation au régime de santé indépendant de l’URSSAF
  • Doit souscrire à sa propre mutuelle
  • Affiliation au régime générale de santé.
  • Mutuelle d’entreprise
Pôle Emploi Pas de cotisation Cotisation et maintien des droits

En savoir plus sur les avantages du portage salarial 

En savoir plus sur le statut de la micro-entreprise

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